Plaine Nostre Seigne : un site naturel préservé

Début 2017, la municipalité d’Onet-le-Château lançait un projet d’envergure sur la plaine Nostre Seigne, située sur le secteur des Balquières, avec comme axes forts l’environnement et la préservation des champs d’expansion des crues de la rivière Auterne. Aujourd’hui, la majorité des aménagements ont été réalisés et le site est désormais accessible au public.

A savoir…

  • 24 hectares préservés
  • 150 espèces recensées au niveau de la flore
  • 554 arbres et arbustes replantés
  • 665 000 € Enveloppe financière du projet
  • Entrée du site au niveau du 2nd rond-point des Balquières – à proximité du Centre de Tri.

La plaine Nostre Seigne constitue un espace public, placé sous la protection et la surveillance de l’autorité municipale. Il est interdit de circuler en dehors du cheminement piéton et des pontons. L’entrée du site est interdite à tous les véhicules à moteur, à l’exception des véhicules employés par les personnes à mobilité réduite. L’entrée du parc est autorisée aux cycles (sur les pontons, il est uniquement tolérer le cheminement pied à terre). Les chiens doivent être tenus en laisse.

La plaine Nostre Seigne a été inaugurée le 14 juin. Le même jour avait lieu une journée
de découverte des milieux aquatiques, organisée par le SMBV2A, avec la présence de
200 scolaires.

Un site archéologique enfoui depuis 2000 ans

La plaine Nostre Seigne, c’est aussi un site archéologique remarquable, connu depuis le dernier quart du XIX ème siècle. Il témoigne de l’intérêt historique, pour le caractère humide du site. Les fouilles réalisées dès lors ont permis d’attester de la présence de vestiges gallo-romains sur près de 6 hectares.

Entre 1874 et 1875, en se promenant au bord de l’Auterne, l’abbé Cérés, archéologue, découvre le site presque par hasard…Les fouilles entreprises révèlent alors des thermes de dimensions imposantes alimentés par un
aqueduc venant de Fontanges. Les autres constructions démontrent une urbanisation du site ainsi qu’un temple. Les dernières fouilles qui ont révélé une nouvelle fois le site archéologique datent de 2009, et ont ensuite été ré-ensevelies. A l’époque, l’archéologue, Pierre Pisani parle « d’un site gallo-romain d’une importance majeure ». Trouver des vestiges sur une surface aussi grande et d’un seul tenant est très rare. Cette opération d’envergure, a livré les vestiges d’une agglomération périurbaine antique
à vocation, religieuse autour d’une mise en scène de l’eau. Fondée au milieu du 1er siècle de notre ère, elle est sans doute abandonnée dès l’époque antonine.

« La valorisation entreprise par la Mairie d’Onet-le-Château sur le site des Balquières permet de mettre à l’honneur un
site majeur en lien avec la ville antique de Rodez (Segodunum). Le parti pris, à base de panneaux didactiques puis d’outils numériques, présente au plus grand nombre ce contexte thermal et cultuel gallo-romain tout en assurant sa conservation sous terre pour éviter sa dégradation. Une belle réalisation des collectivités locales avec l’appui du Service Régional de l’Archéologie (DRAC Occitanie) et du Service Départemental d’Archéologie de l’Aveyron »
souligne Philippe Gruat, directeur du Service départemental d’archéologie.