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Protégé à l'inventaire des monuments historiques par arrêté préfectoral du 12 septembre 1977.
Ce château aurait été construit au XVIème siècle pour les chanoines du chapitre de la cathédrale de Rodez. On garde, d'une visite à Onet, l'impression que cette demeure, avec le logis d'habitation qui prenait ses vues vers le midi et s'abritait derrière une façade presque aveugle, recherchait une prudente sécurité. La porte ogivale de l'entrée était munie d'une herse de bois qui coulissait entre les murs, telle qu'on en peut voir encore, à Salles-Curan. Elle s'ouvre entre deux tourelles coiffées de poivrières en pierres. Derrière ses façades munies de meurtrières, le logis d'habitation et sa chapelle devenue église paroissiale, apparaissaient flanqués d'autres tours dont l'une sert actuellement de clocher. On accède à la demeure canoniale par une porte du XVe siècle parfaitement conservée qui s'ouvre au pied d'un escalier en pierre, à volées droites muni de larges marches et voûté d'arêtes. Au rez-de-chaussée, aux premier et deuxième étages de ce bâtiment, existent encore de belles et vastes cheminées en parfait état.
Vers 1930, le château servait à la fois de presbytère et d'école. Sa haute tour-donjon fut abattue à la Révolution.
Bien que bâti en 1518-1519, une légende prétend qu'un ancien château existait déjà, il aurait été bâti vers 1200, les frères Girma qui voulaient y mettre le feu, auraient été brûlés à Rodez, sur la place des Olms.
Le château servait de résidence d'été aux chanoines de Rodez, qui s'y réfugiaient aussi en temps de peste.
En 1198, le mas d'Onet fut donné à l'abbaye de Bonnecombe par B. Enjalbert. Un siècle plus tard, en 1292, les moines de Bonnecombe échangèrent Onet contre des terres que possédait le chapitre de la cathédrale de Rodez. En 1360, une partie de ces biens passa aux dominicains de Rodez.
Sous la Révolution, le mobilier du château fut mis en vente le 17 décembre 1792 ; divisé en 36 lots estimés 949 livres 14 s. 6 deniers, il fut adjugé à 22 personnes pour 1.328 1. 5 s. 9 d. Quant au château, il fut mis en vente à son tour, le 5 messidor an IV (23 juin 1796) ; estimé 1.800 l., il fut adjugé pour cette somme à Léonard Chivaille, vérificateur, et à Antoine Chabbert, receveur de l'enregistrement, tous deux de Rodez.
Celles des chanoines de Rodez.
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